Le 20 décembre 1906,
Cher Journal,
Mon dieu ... j'en veux à la Terre entière. Comment la vie peut elle être aussi tragique ... Une semaine que nous vivons dans la tristesse ... Le destin nous a prit nos Marie et Hélène ... et voilà que maintenant, c'est notre petite Célestine qui est partie...Les médecins n'ont rien pu faire... Notre médecin me l'a avoué ... il était dépassé par la santé de notre petit Ange. Le médecin de la Ville ne nous l'a pas dit mais c'est tout comme ... Après quelques jours de surveillances à l'hôpital, ils nous a renvoyés chez nous en nous disant de profiter au maximum de notre fille ... Et ce 13 décembre, Célestine s'est endormie pour l'Eternité ... elle repose avec ses deux soeurs au fond du jardin. Elle n'avait que trois ans.


La vie avant ça était malgré tout heureuse. Nous vivions notre bonheur à sept aussi sereinement que possible. Chacun de nos enfants s'épanouissaient à leurs activités ... Phélomène et moi nous soutenions dans la maladie de Célestine avec toujours autant d'amour ... Bref... Notre bonheur était fragile mais nous savourons chaque moment passés ensemble.




Au printemps, nous avions reçut la visite de mon ami Victor et son épouse Liliane. Et de leur petite Charlotte. Sophie la petite dernière était à la sieste, et elle est resté chez eux. Ce n'est qu'une bébé de quelques mois qui est gardé par ses grands frères. Jacques a maintenant treize ans, c'est un grand garçon. C'est fou ce que le temps peut passer vite ... Nous avions passé un agréable moment ... Célestine était heureuse et plutôt vive en début de journée ... En fin de journée, elle était épuisée ... Georges, bien que seul fils de la maison, me semblait être le plus sensible concernant l'état de santé de sa soeur ... il était si proche d'elle.





Durant l'été, c'est Adelaïde qui est venue. Le ventre bien arrondi. Nous nous réjouissions de son bonheur même si elle ne semblait pas tant heureuse avec son époux. Son fils était la prunelle de ses yeux, et elle était contente d'agrandir son foyer. Du haut de ces trois ans, son petit Henri semblait être déjà un charmeur.




Durant l'automne ... la vie a viré de chemin. La santé de Célestine s'est dégradée a une grande vitesse ... Ma pauvre petite s'étranglait, s'étouffait de plus en plus souvent. Elle faisait infections sur infections ... elle ne quittait plus son lit. L'anniversaire de Joséphine est passée inaperçu ... Avec sa pauvre soeur, nous n'avions ni l'énergie et ni l'envie d'organiser quoi que ce soit. Nous veillons notre petite ... jusqu'au jour où elle à donné son dernier soupir ... Ce treize décembre 1906.




