Le 14 décembre 1935,
Cher Journal,
Je prends ma plume, et je viens vers toi pour t'écrire que ma vie n'est que malheur. Comment le destin peut-il être aussi tragique envers moi et mes enfants ? Qu'ai-je fait de mal à ce point ? Je n'ai plus la force de vivre ... Ce 2 décembre, mon petit Philippe nous a quitté ... sous mes yeux. C'était un accident, il jouait avec son frère dehors et il a eu l'idée de mettre un caillou dans sa bouche. Le gosse est devenu bleu et je n'ai rien pu faire ... Francis hurlait, tout comme Jacqueline. Raymond est parti en courant chercher de l'aide en ville, tandis que Eugène est parti chez nos voisins et amis, les Amiel. Je savais par mon ami Isaac que son père était autrefois un médecin ... Quand ils sont revenus, il était trop tard ... Philippe était mort dans mes bras.





Je suis tellement triste... je ne peux rien t'écrire d'autre mon cher journal ... Je n'ai plus envie ... Je veux juste que le malheur s'arrête !
